Panorama

254 millions de tonnes. C’est le volume de déchets estimé, générés chaque année par les entreprises du Bâtiment (environ 38 millions de tonnes) et des Travaux publics (216 millions) en France. C’est aussi plus de 5 fois le volume de déchets ménagers.
L’essentiel provient de la démolition (plus de 90%), le reste est issu de la construction.
Il s’agit avant tout de déchets inertes.
Aujourd’hui, on estime que moins de 50% des déchets du BTP sont valorisés en France, c’est-à-dire triés puis envoyés dans un centre de recyclage afin d’être transformés essentiellement:

  • En matériau de remblai pour les routes (dans le cas des matériaux inertes)
  • En bois de chauffage ou en panneaux d’aggloméré
  • En nouvelles pièces plastique et nouvelles plaques de plâtre etc.

70% en 2020. C’est le taux de recyclage des déchets du BTP qui a été officiellement défini comme objectif, par la nouvelle Directive Cadre sur les déchets. Le syndicat entant apporter des réponses concrètes afin de permettre à la France d’atteindre ces objectifs voire de les dépasser.

Plusieurs explications peuvent être avancées :

  • Les matériaux « naturels », non recyclés, sont disponibles en abondance et à un coût très faible : une tonne de granulats destinés au remblai des routes coûte entre 5 et 6 euros, contre près de 10€ pour une tonne de matériaux recyclés.
  • La qualité des matériaux issus du recyclage des déchets du BTP est mal perçue par les entreprises et les particuliers. Il a ainsi été démontré que 20% de granulats recyclés pouvaient être utilisés dans du béton de structure sans que cela n’impacte la qualité de ce dernier. Pourtant, on en utilise actuellement moins de 1%
  • Il est fréquent que les déchets du BTP, faute d’un tri immédiat sur le chantier, soient ensuite contaminés par des substances qui empêchent ensuite leur valorisation.